Bernard CHERON

68 ans
Professeur de Physique retraité
Domaines d’intérêt en dehors de l’astronomie:

  • randonnées montagne (pédestres et raquettes)
  • botanique : orchidées sauvages européennes
  • tennis de table

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GIRAFE Infos : Depuis combien de temps tu t’intéresses à l’astronomie ?

Bernard CHERON : Mes premiers contacts avec l’astronomie remontent à 1959, par un stage effectué à Saint-Germain-le-Corbéis (près d’Alençon) dans le cadre de ma formation à l’Ecole Normale d’Instituteurs du Mans. Sous la direction de Pierre Bourge, nous avions alors construit une petite lunette, une carte du ciel mobile et un support pour la photographie. Depuis 2001, je participe à l’activité de l’ASNORA et j’ai rejoint La Girafe en 2008.

GIRAFE Infos : Quel(s) instrument(s) possèdes-tu ?
Bernard CHERON : Un télescope Schmidt Cassegrain MEADE LX 90 (décevant à mon goût) et une lunette ORION ED80 (diamètre 80 mm, f 600 mm). En 2007, j’ai construit un petit coronographe (diamètre 50 mm, f 1000 mm).

GIRAFE Infos : Dans quelle catégorie d’amateur tu te situes ?
Bernard CHERON : Je suis un peu « touche à tout ». L’astronomie occupe environ le tiers de mon activité de retraité dans les domaines allant du bricolage à la vulgarisation auprès du public (établissements scolaires, centres d’animation).

GIRAFE Infos : Tu observes souvent le ciel ?
Bernard CHERON : Depuis deux ans, le Soleil est le principal objet de mes observations : éruptions avec le coronographe et suivi de l’évolution des taches avec la lunette. Je suis également très attentif à tous les phénomènes lumineux qui se produisent dans l’atmosphère : la réfraction de la lumière solaire au lever ou au coucher, les différents halos produits par la glace des nuages élevés, la traque de l’arc-en-ciel d’ordre 3 …

GIRAFE Infos : Tu possèdes une expérience dans l’observation et la photographie du Soleil, quels conseils donnes-tu à un débutant ?
Bernard CHERON : Il faut commencer par l’observation des taches solaires : je conseille une lunette de milieu de gamme (type Orion ED80) munie d’un filtre « Astrosolar », facile à monter et peu onéreux. Avec un boîtier numérique ou même une webcam placés au foyer, on met en évidence les taches (sombres) mais également les zones actives (brillantes) sans avoir recours à des filtres interférentiels spécifiques et coûteux. Bien sûr, si on dispose d’un budget conséquent, on peut se procurer une lunette type « PST Coronado » qui permet l’observation du disque et des éruptions dans la couronne (protubérances). Mais, cet instrument ne peut servir qu’à l’observation solaire. A mon avis, le coronographe donne de meilleures images des éruptions, avec toutefois une plus grande limitation en ce qui concerne la « qualité » de l’atmosphère. On peut le construire soi-même (coût voisin de 650 euros hors monture équatoriale et oculaire).

GIRAFE Infos : Dans l’actualité astro de ces derniers mois, y a t il quelque chose qui t’a le plus intéressé ?
Bernard CHERON :La recherche des planètes en dehors du système solaire est un sujet intéressant, car il ouvre la voie à la détection d’astres « habitables ».

GIRAFE Infos : Tes projets astro pour l’avenir ?
Bernard CHERON : J’envisage la construction d’un télescope solaire qui utiliserait un miroir non aluminé.
Par ailleurs, à l’ASNORA, nous poursuivons la mise en oeuvre de la technique d’argenture des miroirs par voie chimique.

Merci à Bernard d’avoir bien voulu répondre à ces quelques questions.

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