Jupiter

Cinquième planète par son éloignement du Soleil à une distance de 810 millions de km, et première par la taille avec un diamètre réel de 142 800 km, Jupiter est une géante gazeuse qui tourne sur elle-même en à peine 10 heures et autour du Soleil en 11 ans 10 mois et 15 jours. Son atmosphère composée à 90% d’hydrogène et à 10% d’hélium montre des bandes équatoriales très fournies avec des vents soufflant à plus de 600 km/h, ce qui a pour conséquence de former des tourbillons, volutes et autres torsades, ainsi qu’un gigantesque cyclone appelé « Œil rouge » qui est observé depuis plus de 400 ans. Elle possède aussi un très important champ magnétique.

Elle est escortée par un cortège de 16 satellites dont seulement quatre sont visibles depuis la Terre dans un instrument d’amateur. Ils se nomment dans l’ordre croissant de leur distance à Jupiter : Io, Europe, Ganymède et Callisto. Le plus gros Ganymède possède un diamètre équatorial supérieur à celui de Mercure. Enfin, tout comme Saturne, elle est entourée par un système d’anneaux totalement invisible depuis la Terre.

Observation :

Photo François DEBRICON – CELESTRON 8 et Webcam

Lorsqu’elle est en opposition, elle est située juste à l’opposé du Soleil par rapport à la Terre, ce qui est des plus favorables pour son observation toute la nuit dès le coucher du Soleil. Elle est alors au plus près de la Terre à 660 millions de km, son éclat ou magnitude apparente de –2.5 et son diamètre apparent atteint environ 44’’. Elle est aussi un objet de choix pour les observateurs débutants car facile à localiser dans le ciel et à observer. Déjà bien visible à l’œil nu sous la forme d’une très brillante étoile qui ne scintille pas.

Les jumelles grossissant 10 fois et plus lui font perdre son aspect ponctuel et montrent un minuscule disque mais rien de sa surface. Dans une lunette de 50 mm d’ouverture grossissant 25 à 30 fois au minimum, deux bandes équatoriales apparaissent clairement sur le globe jovien. L’œil rouge n’apparaît que dans un instrument d’au moins 80 mm d’ouverture, et l’emploi d’un filtre coloré rouge ou orange est presque indispensable pour le faire ressortir. Pour l’observation des tourbillons, volutes et autres torsades dans les bandes équatoriales, un instrument de 100 à 120 mm équipé lui aussi de filtres colorés est nécessaire.

Quand aux satellites, ils apparaissent aux observateurs dans des jumelles grossissant 10 fois monté sur un trépied. Leurs rotations autour de la planète font qu’ils ne se présentent jamais aux mêmes emplacements d’une observation à l’autre. Par ailleurs, lorsque le plan de leur orbite est situé dans le même plan que celui qui rejoint la Terre à Jupiter, comme c’est la cas actuellement, les satellites peuvent être éclipsés par la disque jovien, s’éclipser entre eux, ou bien encore passer devant (transit) Jupiter, ce qui a pour conséquence de pouvoir observer leur ombre sur le disque jovien. Un instrument de 100 mm d’ouverture est indispensable pour observer ses passages d’ombre très spectaculaires.

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