Nicolas DESMOULINS

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Ingénieur Informatique

34 ans

célibataire

 

 

GIRAFE Infos : Depuis combien de temps tu t’intéresses à l’astronomie ?

Nicolas DESMOULINS : Depuis que je suis enfant. Je ne suis plus très sûr de l’âge, mais j’étais encore en école primaire. Rapidement mes parents m’ont offert à Noël un télescope 114/900. Au début il me fallait un escabeau pour atteindre l’oculaire ! Malgré des débuts assez laborieux, je me souviens de la première fois où j’ai pu observer la Lune.

L’instrument n’était pas exempt de défauts. Le plus rédhibitoire étant le chercheur impossible à régler précisément et qui se déréglait pour un rien… Néanmoins il m’a permis également d’observer les bandes de Jupiter et ses principaux satellites, où encore M42. Ainsi que les taches solaires, par projection sur un écran (un des oculaires a d’ailleurs pris un coup de chaud…!). Je m’étais même essayé à la photo lunaire, à l’époque en argentique.

Une fois au lycée j’ai délaissé l’observation, mais suis resté intéressé par le sujet en restant abonné à la revue Ciel et Espace. Il y a tout de même eu quelques événements astronomiques tels qu’un transit de Vénus, la comète Hale-Bopp, où encore une éclipse totale de soleil.

En parallèle j’ai également assisté pendant un moment aux cours pour les enfants dispensés à l’ASNORA, à l’époque par Claude Chaumont. Je crois qu’il fait partie de la Girafe, mais je n’ai pas eu l’occasion encore de le revoir.

C’est seulement récemment que je me suis remis à l’observation en m’achetant un nouveau télescope. Cela faisait en fait un moment que ça me tentait. Mais habitant dans un immeuble, j’ai longtemps hésité. Et puis j’ai fini par craquer… et je ne le regrette pas.

GIRAFE Infos : Quel(s) instrument(s) possèdes-tu ?

Nicolas DESMOULINS : Je possède actuellement un Celestron NextStar6, un télescope de type Schmidt-Cassegrain de 150 mm de diamètre sur monture azimutale GOTO. J’ai choisi cet instrument selon deux impératifs : il fallait qu’il soit relativement facile à transporter et qu’il soit doté d’une fonction de pointage automatique (« GOTO »). Au final je suis très satisfait de cet instrument qui m’a permis de redécouvrir la Lune et les planètes (rien à voir avec mon 114/900 !) et de découvrir de nombreux objets du ciel profond sans prise de tête (une fois maîtrisé, le GOTO est assez bluffant).

Je me suis également équipé d’une tête binoculaire. Mon instrument est trop petit pour que cela soit intéressant en ciel profond (chaque œil reçoit en effet la moitié de la lumière), mais par contre en planétaire ça apporte un vrai plus. Et la Lune en devient vraiment spectaculaire. Malheureusement une tête binoculaire demande des réglages plus complexes qu’un unique oculaire. Et ces réglages sont spécifiques à chaque utilisateur, ce qui la rend malcommode lors des soirées astro du club. (Néanmoins s’il y a des personnes intéressées pour essayer y compris sur leur instrument je pourrais la sortir lors des prochaines soirées).

J’ai également un petit télescope Newton de 130 mm (un Skywatcher Heritage 130p). J’ai adapté ce télescope Dobson « pour table » sur un trépied photo. Le tube (rétractable) plus les accessoires tiennent dans un petit sac de sport. Le tout trépied compris prend peu de place et est suffisamment peu onéreux pour que je le laisse dans le coffre de ma voiture. Comme ça si jamais une occasion se présente, j’ai de quoi observer. Évidemment sans Goto c’est plus difficile de trouver les objets, mais je sais tout de même pointer quelques astres intéressants tels que M13, M31 ou le double amas de Persée. L’instrument est prêt en moins de cinq minutes, est facile à utiliser et donne des images plutôt plaisantes.

GIRAFE Infos : Dans quelle catégorie d’amateur tu te situes ?

Nicolas DESMOULINS : Je crois que je peux maintenant me considérer comme passionné. C’est surtout le visuel qui m’intéresse, mais aimant la photographie j’ai tout de même envie de faire quelques belles images de temps en temps.

GIRAFE Infos : Dans l’astronomie, y a-t-il un domaine qui t’intéresse plus particulièrement ?

Nicolas DESMOULINS : Pas vraiment. Je suis aussi bien intéressé par la pratique que par la théorie. Les deux me semblent complémentaires.

GIRAFE Infos : Tu observes souvent le ciel ?

Nicolas DESMOULINS : Dès que j’en ai l’occasion. Malheureusement en semaine ce n’est guère facile. Et habitant en immeuble et sans balcon, je ne peux guère sortir le télescope au premier trou dans les nuages. Il faut vraiment que je sois sûr d’avoir beau temps, parce qu’il faut descendre tout le matériel et partir en voiture.

GIRAFE Infos : Tu pratiques l’astrophotographie ? Planétaire ? Ciel profond ?

Nicolas DESMOULINS : Oui et je me suis essayé aux deux avec mon appareil réflexe. En premier lieu sur la Lune, et les planètes. Mon appareil permet de faire des vidéos, ce qui permet d’appliquer ensuite les traitements permis par des logiciels comme Registax. Cela ne permet pas d’atteindre la résolution permise par une Webcam, mais permet tout de même d’obtenir quelques résultats sympas, et sans avoir à rajouter un ordinateur portable à la liste du matériel à emporter.

J’ai également fais quelques images au téléobjectif sur un simple trépied photo. Même sans suivi, en faisant des poses de quelques secondes et en utilisant un logiciel tel que DeepSkyStacker pour aligner et additionner les images, on obtient des résultats sympas. Je compte bien approfondir cette technique dès que j’en aurai l’occasion.

Histoire de voir, j’ai également fait quelques images du ciel profond au télescope. Mon télescope à cause de sa monture azimutale ne permet guère de dépasser les 20s de pose. En cumulant ainsi plusieurs images on peut tout de même faire apparaître certains objets brillants tels que des amas globulaires ou des nébuleuses planétaires. Je tenterai un jour d’aller plus loin en additionnant plus d’images, mais l’astrophotographie du ciel profond n’est pas vraiment une de mes priorités pour le moment.

GIRAFE Infos : Dans l’actualité astro de ces derniers mois, y-a-t-il quelque chose qui t’a le plus intéressé ?

Nicolas DESMOULINS : L’actualité est plutôt riche en ce moment avec les deux sondes en activité sur Mars et la sonde Cassini qui continue son périple autour de Saturne. En tâche de fond il y a également les découvertes incessantes de planètes extrasolaires, les énigmes toujours ouvertes de la matière noire et de l’énergie noire. Et puis cette année deux comètes ont l’air prometteuses.

GIRAFE Infos : Tes projets astro pour l’avenir ?

Nicolas DESMOULINS : En ce moment, avec quatre autres personnes dont trois de la Girafe (Suzelle Hardel, Jérôme Pasquereau et Stéphane Jouin), je me suis lancé dans la construction d’un « Strock250 », un télescope de voyage de 250 mm de diamètre qui, rangé, tient dans un sac à dos. Mon expertise en bricolage n’allant jusqu’alors guère au-delà de planter un clou dans un mur, la transition a donc été un peu brutale. Je ne suis pas encore certain d’arriver au bout, mais reste motivé et quoiqu’il arrive l’expérience est formatrice.

Merci à Nicolas d’avoir bien voulu répondre à ces quelques questions.

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