Amas de Coma
Cet amas ouvert devait être connu depuis la plus haute antiquité car il est bien visible à l’œil nu, et pourtant il n’a jamais été répertorié ou référencé dans les différents catalogues d’objets célestes comme celui de Messier ou NGC.
C’est l’astronome Anglais Philibert-Jacques Melotte (1880-1961) qui le premier en 1915 découvrit sa véritable nature et lui attribuât le numéro 111 de son catalogue qui ne répertorie que les amas ouverts. Avec une dimension de 3° X 4°, il ressemble plus à une région du ciel riche en étoiles, c’est sûrement pour cette raison que sa nature n’a été que tardivement découverte et qu’il n’intéresse que peu d’astronomes amateurs. Il a aussi la particularité d’être situé juste à coté du pôle galactique céleste, à l’ouest plus précisément. Distant de 260 années lumières, il est âgé de 500 millions d’années et contient environ 80 étoiles.
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M65 / M66 – Galaxies
Ces deux galaxies spirales ont été officiellement découvertes par Pierre Méchain en 1780, mais dans la réalité c’est à Charles Messier qu’il faut plutôt attribuer leur découverte puisqu’il les a introduites dans son catalogue le 1er mars de cette même année. Cette méprise est due à William Henry Smyth que Messier semble-t-il n’a pas contesté puisque Méchain était tout bonnement son assistant, et l’ont peut supposer que le « maître » a préféré lui laisser les lauriers de la découverte plutôt que de perdre un ami. Très proche l’une de l’autre et accompagnée d’une troisième galaxie NGC 3628 plus difficile à observer et non cataloguée par Messier, elles ne semblent pas déformées par l’influence gravitationnelles qu’elles ont entre-elles.
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NGC 869 et NGC 884 – Double amas de Persée
Situés dans la constellation de PERSEE et connu depuis l’antiquité, ce double amas ouverts n’a pas été référencé par Charles MESSIER dans son célèbre catalogue, et la raison en est inconnue. Distant de la Terre de 8 000 AL, son diamètre réel est de 100 Années Lumières (AL), et il possède environ 300 étoiles par amas. Il est essentiellement
composé d’étoiles jeunes, des super géantes très chaudes de couleur bleutée, mais il recèle aussi quelques rares étoiles plus âgées, moins massives appelées géantes, et moins chaude de couleur orangée.
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Saturne
Avec son superbe collier d’anneaux, Saturne est considérée comme le joyau du système solaire. Sixième planète par son éloignement du Soleil à une distance de 1368 millions de km et seconde par la taille après Jupiter avec un diamètre réel de 120 660 km, elle mérite parfaitement sa réputation et elle reste l’objet préféré des observateurs débutants.
La période la plus favorables pour son observation est lorsqu’elle est en opposition, c’est à dire située juste à l’opposé du Soleil par rapport à la Terre. Elle peut dès lors être observée toute la nuit dès le coucher du Soleil. Elle est alors au plus près de la Terre à 1216 millions de km, son éclat ou magnitude apparente de –0.3, ainsi que son diamètre apparent de 20.5’’ d’arc pour la planète et 45’’ d’arc pour les anneaux sont au maximum.
Géante gazeuse, elle tourne sur elle-même en 10 h 40 mn, son atmosphère montre des bandes nuageuses moins fournies que celles de Jupiter. Ses anneaux qui mesurent 275 000 km sont séparés par plusieurs divisions dont la plus connue, la division de Cassini a été découverte au 17ème siècle, et plus vers le bord extérieur, la division de Encke bien visible depuis la Terre. Elle est escortée par un cortège de 35 satellites recensés à ce jour, dont Titan est le plus connu.
Observation :

Saturne, photo : Alain DE LA TORRE, Télescope KEPLER Newton 200/1000 sur monture équatoriale et webcam
Déjà bien visible à l’œil nu sous la forme d’une étoile qui ne scintille pas, les jumelles classiques ne montrent rien de plus. Par contre, dans de petits instruments grossissant 25 à 30 fois au minimum, un anneau unique est bien perceptible. Selon la qualité du ciel et la hauteur de la planète lors de son observation, la division de Cassini n’est décelable qu’avec un instrument de 80 mm d’ouverture minimum, et la division d’Enke dans un instrument de 150 mm lorsque les anneaux sont bien ouverts. Cette ouverture des anneaux correspond à l’angle entre le plan des anneaux et l’axe reliant la Terre à Saturne. Il était au maximum à 27° en Mars/Avril 2003, pour 2006 cet angle était d’environ 18°, et était nul en Septembre 2009, ou les anneaux étaient alors totalement invisibles. Dans cette situation Saturne devient le temps de quelques mois une planète comme les autres, sans son superbe colliers d’anneaux. Cette normalité de Saturne sans ses anneaux en fait quand même une curiosité céleste. Les bandes équatoriales sur le globe saturnien apparaissent dans un instrument de 120 à 150 mm d’ouverture. Pour ses satellites, Titan le plus gros est observable dans une lunette de 50/60 mm, Thétys, Rhéa, Dioné et Japet dans un instrument de 120 à 150 mm d’ouverture, Encelade et Mimas dans un 200mm, Hypérion, Janus et Phoébé dans un instrument de 250 à 300 mm, et dans ce cas la vision est tout simplement féerique. Ces satellites sont d’autant plus faciles à observer lorsque les anneaux sont invisibles. Quand à l’ombre de la planète sur les anneaux, elle est peu visible voire même invisible lors de l’opposition.
Bonnes observations.
Jupiter
Cinquième planète par son éloignement du Soleil à une distance de 810 millions de km, et première par la taille avec un diamètre réel de 142 800 km, Jupiter est une géante gazeuse qui tourne sur elle-même en à peine 10 heures et autour du Soleil en 11 ans 10 mois et 15 jours. Son atmosphère composée à 90% d’hydrogène et à 10% d’hélium montre des bandes équatoriales très fournies avec des vents soufflant à plus de 600 km/h, ce qui a pour conséquence de former des tourbillons, volutes et autres torsades, ainsi qu’un gigantesque cyclone appelé « Œil rouge » qui est observé depuis plus de 400 ans. Elle possède aussi un très important champ magnétique.