Clin d’oeil à Thomas PESQUET

A l’heure où Thomas vient d’arriver dans la Station Spatiale Internationale, malgré la distance, les amateurs d’astronomie gardent le contact…

Vendredi, il y avait un beau transit de l’ISS devant le soleil, visible depuis la Californie. Notre ami Nicolas de San Francisco a fait un montage photo de l’ISS à partir d’un petit film réalisé avec un boîtier Canon 5D mark IV qui dispose d’un mode vidéo 4K.

« J’ai bien failli tout rater, car à l’heure h j’ai appuyé sur le bouton en tremblant, mais pensant à tort que je n’avais pas démarré la vidéo, j’ai appuyé une 2nde fois ce qui l’a stoppée au milieu. Du coup il me manque la fin ; bref je m’en sors pas trop mal, car j’aurais pu rentrer bredouille. En plus la météo n’était pas très sure. J’ai pu extraire 13 images de la vidéo pour faire un petit chapelet (incomplet) et surtout faire un clin d’œil a Thomas PESQUET. Il aurait du être dedans, mais malheureusement le vol a été retardé d’une journée, et du coup, il se trouvait dans sa capsule au moment du transit. »

Voici une photo de son installation depuis Calistoga, une charmante petite ville thermale entre mer et montagne en Californie.
Vous pouvez retrouver son tutoriel pour réaliser des photos de l’ISS dans notre rubrique Astrophotographie : https://www.astroclubdelagirafe.fr/2020/05/20/tutoriel-photographier-liss-avec-un-teleobjectif-ou-un-instrument-astronomique/
Pour faire coucou à Thomas PESQUET depuis votre jardin, nous vous conseillons  les sites suivants qui indiquent les passages de l’ISS en fonction de votre localisation sur le globe  : www.transit-finder.com ou www.heavens-above.com

 

Pour vous plonger dans l’ambiance d’une observation ordinaire d’un passage de l’ISS, voici une petite vidéo que j’ai réalisée l’an dernier avec un téléobjectif de 300 mm, un soir où elle survolait la Terre à 1052 km.

Voici une photo prise ce soir là avec un Télescope Newton 150/750mm.

Agenda 2021

Durant cette période de crise sanitaire, des soirées en visioconférence sont proposées aux membres le samedi soir depuis le mois de novembre 2019

La prochaine soirée aura lieu :

Samedi 24 avril : Visioconférence sur le dessin astronomique à 20h30. Elle sera animée par Simon LERICQUE du GAAC (un club du Nord de la France que nous avons déjà eu l’occasion de rencontrer).

Les membres ont la possibilité de visionner la plupart des soirées qui ont été enregistrées.

Voici les thèmes qui ont été traités :

  • Où sont les extraterrestres 2020-11-28, Exposé de François De Oliviera
  • Histoire de l’astronomie : un astronome amateur oublié de tous Heu, quel est son nom déjà ? par Laurent Begue 2020-12-12
  • Hubble JWST, par Bernard Cheron 2020-12-19
  • Turbulence&Astro, par Tituan Allain 2020-12-26
  • AstroArt, par Aurélien Pointe 2021-01-09
  • Dessin1 Planète Double, par Michel Deconninck 2021-01-09
  • Filés d’étoiles par Nicolas Legatelois 2021-01-23
  • Présentation du catalogue ARP et de ses objets les plus remarquables. 2021-02-06 par Laurent Begué
  • Astrophotographie planétaire par Nicolas Desmoulins 2021-02-20
  • Les capteurs CCD et CMOS par Tituan Allain 2021-03-13
  • Les cadrans solaires de Jaipur (Voyage en Inde) par Daniel Hiron 2021-03-27
  • L’astrophotographie en ville par Alain De Goussancourt 2021-04-10

Programme des prochains mois :

En Juin – septembre (selon la situation sanitaire) : A la découverte de cadrans solaires en moto ou en co-voiturage.

Samedi 11 septembre 2021 : Randonnée astro dans le bocage virois
Annulée en 2020, l’association ATVS, a nouveau sollicité la GIRAFE pour faire découvrir l’astronomie et les joyaux du ciel étoilé à ses adhérents. Le maintien ou non de cette animation sera fonction de la situation sanitaire.

Samedi 03 octobre 2021 : Soirée astro à Bayeux
La ville de Bayeux fait des efforts pour réduire la pollution lumineuse en éteignant ses lampadaires dans certains quartiers de la ville ou l’activité nocturne est faible. Alors la GIRAFE avait décidé de proposer en 2020 une soirée découverte de l’astronomie et les joyaux du ciel étoilé aux bayeusains et de soutenir l’action des élus concernant l’éclairage public. Le COVID avait annulé ce projet qui est remis pour 2021. L’organisation du « Jour de la Nuit » était l’occasion de proposer une animation, mais l’évènement tombe le même week-end que la Prix Bayeux des correspondants de guerre. Alors la date pourrait être avancée d’une semaine. Le maintien ou non de cette animation serait décidé aussi en fonction de la situation sanitaire à l’automne prochain.

Tutoriels pour réaliser des filés d’étoiles

Il existe principalement 2 logiciels dédiés à la réalisation de filés d’étoiles.

Starmax créé par Gilbert Grillot

Téléchargeable à cette adresse : http://ggrillot.free.fr/astro/starmax.html

d’autres informations disponibles aussi sur http://sweiller.free.fr/Startrails.htm

Philippe TRANQUILLE vous propose un Tuto pour utiliser StarMax

Startrail

disponible en téléchargement ici : https://www.startrails.de

Vous pouvez retrouver les recommandations de Nicolas LEGATELOIS pour réaliser des filés d’étoiles. Consulter le support ayant servi à sa présentation.
Cliquer sur les titres des parties pour faire défiler les diapos dans l’ordre, puis sur les flèches latérales.

Photo de Nicolas LEGATELOIS

Lac Tahoe (1800m). 103 x 1min a 400 isos / canon 7d mark II objectif 16-35mm à 16mm ouvert à 2.8 – octobre 2020

Photo de Philippe TRANQUILLE : filé des étoiles des constellations du Bouvier et d’Hercule avec un passage de l’ISS- juillet 2019

 

Perseverance, Mission Martienne 2021

Bon nombre d’astronomes ou de passionnés par les sciences ont pu découvrir jeudi 18 février 2021 à partir de 21h00 le largage du rover « Perseverance » sur la planète Mars.

Cette étape était cruciale pour les projets à venir pour la communauté scientifique. Ce rover de la Nasa, envoyé en collaboration avec l’Agence spatiale européenne, tentera de sonder le sol Martien pour récupérer des échantillons de roches et du sol. Les buts seront d’expliquer la géologie de la planète, son climat antérieur, mais aussi et surtout de rechercher des traces de vie passée enfouie dans le sol. Comme l’a évoqué aussi Thomas Pesquet, cette mission contribue à la recherche de l’homme dans la quête de ses origines.

Pour mener à bien sa mission le rover se chargera de sonder plusieurs sites du sol Martien définis préalablement par les équipes scientifiques.

Des échantillons sous forme de p’tites carottes de cinq centimètres de diamètre seront prélevés et analysés, mais il est prévu que d’autres échantillons seront conditionnés sous cache dans des tubes en vue d’un futur retour sur la terre. Ainsi ils pourront être analysés dans des laboratoires équipés d’instruments de haute technologie, qui sont actuellement trop massifs pour intégrer un vaisseau spatial.

Le défi des ingénieurs sera que ces échantillons puissent arriver sur terre en restant intacts. Les tubes d’échantillonnage sont réalisés en titane, d’une longueur de 15cm (43 tubes au total). Le titane est un métal qui a la propriété d’être très léger (moins de 57g pour un tube) et très résistant. Ces tubes seront recouvert d’un revêtement blanc pour les préserver du rayonnement solaire. Chaque tube est sérigraphié afin de permettre aux équipes scientifiques d’identifier leur contenu; de plus ils doivent être suffisamment aseptisés de façon à ce que l’on puisse analyser un sol martien absent de toute contamination.

Technologiquement Perseverance, outre ses évolutions techniques (plus solide, des roues repensées pour effectuer des franchissements de terrain) et technologiques (un équipement élaboré (spectromètre, bras robotisé)), peut recueillir et stocker dans les meilleurs conditions les échantillons. Malgré tout il a des ressemblances avec son prédécesseur « Curiosity » qui a fêté ses 3000 jours en Janvier 2021 (voir article précédent sur Curiosity). Aujourd’hui Perseverance peut se targuer d’être l’astromobile le plus important en activité sur le sol Martien.

Mais la grande innovation de ce rover réside dans son système de recueil et de stockage d’échantillons, destinés à être ramenés sur Terre. De plus, lors de cette mission la Nasa a entrepris d’exploiter les services d’un « drone-hélicoptère », en réalité un gros drone placé sous le ventre de Perseverance, qui a comme p’tit nom «Ingenuity». Il aura pour défi de survoler la planète Mars dans une atmosphère cent fois moins dense que sur la terre. L’agence spatiale américaine n’a négligé aucun détail, Ingenuity est équipé de panneaux solaires pour recharger ses batteries avec une autonomie de quatre-vingt-dix secondes maximum par vol. Le délai de transmission entre la Terre et Mars est d’une vingtaine de minutes, ce qui empêche la Nasa d’utiliser un joystick pour piloter Ingenuity. Il devra donc se débrouiller comme un grand pour se diriger.

À noter que le retour des échantillons n’est pas prévu avant 2031 (si le projet ne prend pas de retard)

Pour conclure suite à un concours lancé en 2019 par la Nasa « Name the Rover Contest » auquel près de 28 000 jeunes Américains, de la maternelle au lycée ont participé; « c’est un jeune collégien de l’état de Virginie qui a proposé ce nom au rover avec aussi un texte court justifiant son choix».

La Nasa avait organisé un vote pour départager les neuf finalistes : Clarity, Courage, Endurance, Fortitude, Ingenuity, Promise, Tenacity, Vision et Perseverance.

Le nom de Perseverance rentrera dorénavant dans la postérité grâce à Alexander Mather ce jeune collégien.

L’Agence spatiale européenne sous l’effigie de l’Hexagone a également joué un rôle essentiel dans cette mission, en concevant la super Caméra. Cet instrument « made in France », développé par des chercheurs français et américains sous l’égide de l’IRAP (Institut de recherche en astrophysique et planétologie) de Toulouse, cumule cinq techniques pour effectuer des relevés qui permettent de mieux connaître le sol martien.

 

Le Robot Perseverance

Le drone  Ingenuity

Crédit Photos Mars Nasa .Gov

 

Happy birthday 🎂 « Curiosity » fête ses 3000 jours Martiens

La réalisation d’une mission spatiale habitée vers Mars constitue un des objectifs à long terme fixés à l‘astronautique (l’ensemble des sciences visant à envoyer dans l’espace extraterrestre un véhicule habité)

Plus de quarante sondes spatiales, orbiteurs, atterrisseurs et rovers, ont été envoyés vers Mars depuis le début des années 1960 et depuis 1996 au moins une nouvelle sonde spatiale à chaque ouverture de la fenêtre de lancement vers Mars, soit tous les 26 mois.

L’objectif d’une première mission martienne humaine en 2033, voulue par le Congrès américain, s’éloigne. Un rapport indépendant, commandé par la Nasa, conclu que l’agence n’a aucune chance d’envoyer des humains sur Mars à cet horizon. Au mieux, une première mission habitée pourrait être réalisée avant la fin de la décennie 2030, peut-être lors de la fenêtre de tir de 2037. Pour rappel, les premières missions humaines martiennes de la Nasa concernent des mises en orbite autour de Mars, voire Phobos.

Ce mois-ci (janvier 2021) c’est un anniversaire un peu particulier: le robot Curiosity fête ses 3000 jours martiens !

Le 6 août 2012, le Rover Curiosity atterrissait sur la planète Mars. Plus de huit ans après et il explore toujours la terre rouge. Mercredi 13 janvier il a fêté ses 3000 jours Martiens. Un jour martien, appelé « sol », dure 24 heures et 39 minutes

Depuis le début de sa mission, Curiosity a pris plus de 700 000 photos.

Ses images montrent qu’il existait des lacs et des ruisseaux sur Mars, mais il y a déjà plusieurs milliards d’années.

Mi-février, Curiosity sera rejoint par un autre robot: « Perseverance ». C’est un autre Rover qui aura pour mission principale de rechercher des traces de vie sur la planète rouge.

Free Images – SnappyGoat.com- bestof-NASA Vehicle System Curiosity Robot  Geologist

Le X lunaire

La Lune, cible attrayante et facile pour tous les observateurs, recèle quelques observations originales dont le X lunaire fait partie. Mais attention, car son apparition est… fugace !

Le X lunaire apparaît le long du terminateur un peu avant le premier quartier de Lune, ici le 3 janvier 2009. Image : Daniel Henrion

Le X lunaire n’est pas une formation géologique comme le sont les failles, les cratères ou les mers. Il s’agit d’un jeu de lumière visible durant quelques heures au terminateur (la frontière entre la partie éclairée et la partie sombre de la Lune), un peu avant le premier quartier.

Le X lunaire n’est pas visible à l’œil nu et c’est sans doute la raison pour laquelle on ne le connaît que depuis 1978, lorsque l’Américain Dana Thompson l’a découvert fortuitement au cours d’une observation au télescope. En revanche, il se repère aux jumelles et est très intéressant à observer avec n’importe quel petit instrument permettant un grossissement d’au moins 10 fois.