Projection du Film documentaire « Télescope intérieur »

Une projection du film « Télescope intérieur, une œuvre spatiale d’Eduardo Kac » sera organisée à la bibliothèque Alexis de Tocqueville le mardi 16 avril à 17h à CAEN.

La projection sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur Virgile NOVARINA.
Entrée libre

Lors de sa mission scientifique comportant une soixantaine d’expériences, l’astronaute Thomas Pesquet a également réalisé la première performance artistique de l’Espace : une œuvre conçue pour l’apesanteur par l’artiste Eduardo Kac. Un film de Virgile Novarina retrace cette aventure spatiale et poétique.

Depuis une dizaine d’années, l’artiste américain Eduardo Kac se demande quelles formes d’art spécifiques pourraient exister dans l’Espace, sans pour autant transposer une œuvre d’art réalisée sur Terre : Quelles nouvelles expériences artistiques et poétiques l’apesanteur pourrait-elle permettre ? Ses réflexions l’ont conduit à créer une forme en trois dimensions, n’ayant ni haut ni bas et porteuse de nombreuses significations différentes selon l’angle sous laquelle elle est vue. Une œuvre pensée pour flotter dans l’espace avec son spectateur, lui aussi en apesanteur…

Cette démarche a tout de suite séduit Thomas Pesquet, qui a accepté de réaliser cette expérience artistique lors de son séjour de six mois à bord de la Station Spatiale Internationale. Un film de Virgile Novarina intitulé « Télescope intérieur, une œuvre spatiale d’Eduardo Kac » retrace toute cette aventure, depuis l’atelier d’Eduardo Kac à Chicago jusqu’au module Colombus de la Station Spatiale Internationale, en passant par le centre d’entrainement des astronautes de Cologne en Allemagne, et par le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan.

Auparavant, des œuvres d’art avaient déjà été apportées dans l’Espace, mais cette fois, il s’agissait de créer une œuvre nouvelle à bord de la Station Spatiale Internationale, une œuvre qui ne prend son sens que dans cet environnement si particulier. Composée de matériaux très simples et disponibles à bord de la station, « Télescope intérieur » consiste en un découpage et un assemblage de deux feuilles de papier, qui en flottant symbolisent à la fois une petite station orbitale, un télescope, un personnage au cordon ombilical coupé, et le mot « MOI », représentant le Moi de l’humanité libérée de la gravité. Une œuvre multi-facettes dégageant une grande force poétique dès l’instant où Thomas Pesquet la lâche face à la caméra et vole avec elle jusqu’à la Cupola, le lieu privilégié d’observation de la Terre.

Rarement un film a si bien montré la naissance d’une œuvre. Dans une dramaturgie à la fois très construite et rêveuse, Virgile Novarina nous fait découvrir étape après étape les enjeux de cette œuvre, participer aux questionnements de l’artiste et de l’astronaute, pour finalement aboutir à une séquence silencieuse et magistrale : Thomas Pesquet et « Télescope intérieur » flottent en apesanteur et la caméra, elle aussi en apesanteur, libère également les spectateurs de la gravité. Grâce à la magie du cinéma et au potentiel poétique de l’œuvre, ce film nous transporte vers de nouveaux horizons.

Bande annonce du film : Télescope intérieur, une œuvre spatiale d’Eduardo Kac

(35′, Virgile Novarina, 2017, Observatoire de l’Espace du CNES)
Avec Eduardo Kac, Thomas Pesquet, Gérard Azoulay, Hugues Marchal et Thierry Duquesne. Réalisation Virgile Novarina. Une production de l’Observatoire de l’Espace du CNES, avec le concours de l’ESA et le soutien de la fondation Daniel et Nina Carasso.

Soirée d’observation du 29 mars 2019 à Banneville sur Ajon

Un début de printemps bien ensoleillé avec des températures clémentes en journée et fraîches le matin et des nuits étoilées, ce qui n’est hélas pas toujours le cas en Normandie avec trop souvent une météo maussade en cette période de l’année. Alors pour ce dernier week-end de mars, l’espoir était grand de pouvoir observer le ciel étoilé de fin d’hiver et de début de printemps. Le vendredi soir avait été choisi afin de pouvoir reporter la soirée au samedi en cas de météo défavorable. Les prévisions météo étant identiques pour ces deux soirées, la journée du vendredi a donc été maintenue même si de gros nuages bas masquaient partiellement la voûte céleste. Arrivé sur place à l’heure du rendez-vous, une exposition de peinture se tenait dans la chapelle, ce qui a permis à certains d’entre nous d’en profiter.

Si une légère brume faisait son apparition de temps en temps, le ciel était très peu turbulent malgré la présence régulière de gros nuages bas. Les images des objets du ciel profond étaient très bonnes même dans mon Dobson de 400 mm. La belle nébuleuse d’Orion a encore été l’attraction du début des observations, tout comme l’amas M41 sous Sirius. Mais la priorité des observations était les objets du ciel de printemps avec le trio du lion bien visible et facile à repérer dans les pattes arrières du fauve. Les galaxies du Tourbillon M51, de l’œil noir M64 et du sombrero M104 ont été bien scrutées, tout comme l’amas globulaire M3.

Cette liste d’objets observés pour cette soirée n’est pas exhaustive car d’autres objets stellaires ont aussi été pointés par la dizaine d’observateurs présents. Pour les girafons débutants, l’amas ouvert du hibou NGC457 a encore fait son effet et reste un bel objet d’initiation à l’observation du ciel profond. La soirée s’est terminée vers minuit après la traditionnelle collation pour reprendre des forces pour le rangement…

Débuter en photo du ciel profond – Prises de vue et matériels

Voici le premier tutoriel de la série Se lancer dans l’Astrophotographie du ciel profond à moindre coût !

Ce 1er tutoriel porte sur l’acquisition des images. Dans ce tutoriel, je vous présenterai le matériel que j’utilise et les différents types d’images qui sont nécessaires de faire pour réduire les défauts intrinsèques liés aux capteurs numériques.

Le tuto (PDF)

Se lancer dans l’Astrophotographie du ciel profond à moindre coût !

En tant qu’astrophotographe amateur, j’aime partager régulièrement avec les membres du club, les photos du ciel profond que je réalise (amas ouverts ou globulaires, galaxies, nébuleuses…). Aujourd’hui, je vous propose de vous expliquer comment je réalise mes photos d’astronomie et de vous présenter quelques tutoriels pour aider ceux qui aimeraient se lancer dans l’Astrophotographie des objets du ciel profond avec un télescope ou une lunette sur monture équatoriale motorisée et tout cela en utilisant des logiciels gratuits. Continuer la lecture

Nuit de l’antimatière – 1er avril 2019

Des chercheurs, dont un membre du club de la Girafe, vont animer une soirée grand public en lien avec l’astronomie. Il s’agit de « la nuit de l’antimatière« . Il s’agira d’expliquer ce que c’est que l’antimatière, et de discuter de pourquoi l’Univers est constitué de matière, et pas d’antimatière (en vérité on ne sait pas !). Cela se passera le lundi 1er avril à partir de 18H30, et jusqu’à plus faim…  On a prévu un buffet froid gratuit servi à 20H, mais il faut s’inscrire. Attention nombre de place limité.

L’inscription se fait via ce formulaire.

Cela se passera à l’Université de Caen, Campus 1, amphithéâtre  MRSH (Maison  de la recherche sur les sciences humaines).

L’événement est national: 18 villes en France seront connectées. Une visite virtuelle du centre de production d’antimatière du CERN (le plus grand accélérateur dans le monde) est également prévue.

M 5 – amas globulaire

Cet amas globulaire, situé dans la constellation du Verseau, et référencé également par le matricule NGC 5904, a été découvert par Gottfried Kirch en 1702, puis indépendamment par Charles Messier en 1764 et enfin résolu pour la première fois en étoiles par William Herschel en 1791.

Avec un diamètre estimé à 165 années-lumière, il s’agit de l’un des plus gros amas globulaire du ciel. Il est distant d’environ 25 000 années-lumière et comporterait environ 100 000 étoiles (dont une centaine de céphéides). Son âge est estimé à 13 milliard d’années.

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